Observatoire montréalais

À propos d'OMISS


HISTORIQUE

En 1998, le directeur de la santé publique de Montréal-Centre publiait son premier rapport annuel, Réduire les inégalités sociales de la santé . Les conclusions de ce rapport étaient claires : l'environnement économique et social des quartiers pauvres avait un impact extrêmement négatif sur la santé de la population, à commencer par la mortalité infantile, le cancer du poumon, le taux de fécondité, la détresse psychologique et le suicide.

La Direction de la santé publique (DSP) avait déjà mis sur pied un certain nombre de programmes pour atténuer l'impact de la pauvreté sur les bébés, les jeunes de la rue, les personnes âgées, etc. Bien qu'ils aient été bien conçus, ces programmes n'avaient aucun effet sur l'environnement économique, un déterminant majeur de la santé. Une action en amont s'avérait essentielle mais les composantes d'une stratégie efficace étaient loin d'être identifiées.

Pour améliorer les interventions, il était essentiel de miser sur la recherche et le développement. Cependant, les questions auxquelles il fallait trouver réponse étaient de nature diverse : finances publiques locales, fiscalité, urbanisme. Les chercheurs compétents dans ces domaines ne travaillaient pas à la DSP et souvent, ils étaient peu connus des intervenants de la santé publique. De plus, ils n'étaient pas nécessairement conscients des liens possibles entre leurs recherches et la santé publique. À titre d'exemple, mentionnons des chercheurs qui travaillaient sur la relation entre la tarification de l'eau et la protection de l'environnement et qui s'étaient rendu compte un peu par hasard que les personnes pauvres en viendraient à restreindre leur consommation d'eau pour leurs besoins d'hygiène si on imposait une tarification basée sur l'usage. Il était impossible de recruter ces professionnels car ils venaient d'horizons très diversifiés et ils avaient besoin d'un milieu qui permette le partage des connaissances entre pairs, ce que la DSP ne pouvait leur offrir. Cependant, on pouvait penser à des collaborations efficaces avec les intervenants de la santé publique pour la conception de projets de recherche.

C'est ainsi qu'il a été proposé de créer une structure qui réunirait les chercheurs universitaires de Montréal et la DSP afin de promouvoir et soutenir les interventions en santé publique qui visent à agir sur la pauvreté. Cette structure, l'OMISS, devait aussi mettre ces chercheurs en lien avec les décideurs.

Haut

Mission | Organisation
Accueil

 

Accueil Pour nous joindre Index du site English